Propos israéliens restés impunis
Ainsi l’Imam a dit qu’Israël doit être rayé de la carte… Et comme nous le savons tous à présent, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a paraphrasé l’Ayatollah Khomeini alors qu’il parlait aux étudiants rassemblés à Téhéran à l’occasion d’une conférence nommée « le monde sans le sionisme ».
Tout l’enfer s’est déchaîné après ce discours et l’Iran a été menacé par ces mêmes pays qui ne cessent de trouver des excuses aux crimes israéliens contre les Palestiniens. J’ai dit hier que les mots ne tuaient pas, mais les balles, oui…
Mais comme l’Occident montre tant d’intérêt pour les mots, j’en ai quelques-uns à disposition :
— « Si seulement cela disparaissait dans la mer » : premier ministre israélien Yitzac Rabin, parlant de Gaza, juste avant la signature des accords d’Oslo.
— « Je ne connais rien qui s’appelle ‘Principes Internationaux’. Je dis que je brûlerai chaque enfant palestinien qui est né dans cette région. La femme et l’enfant palestiniens sont plus dangereux que l’homme, car l’existence de l’enfant palestinien interfère avec les générations à venir, alors que l’homme représente un danger limité. Je dis que si j’étais un simple citoyen israélien et que je rencontrais un Palestinien, je le brûlerais et que je le ferais souffrir avant de le tuer. En une seule opération j’ai tué 750 Palestiniens (à Rafah en 1956) […] : Ariel Sharon, actuel premier ministre israélien, lors d’une interview avec le général Ouze Merham en 1956.
— « Nous devons user de la terreur, des assassinats, de l’intimidation, de la confiscation des terres, de la suppression de tous les services sociaux pour vider la Galilée de sa population arabe » : propos de David Ben Gourion au général Staff en mai 1948.
— « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine, lorsque le monde avait son attention fixée sur ce pays, pour procéder à des expulsions massives parmi les populations arabes des territoires occupés » : Benjamin Netanyahu, lors d’une intervention à l’université Bar-Ilan en 1989.
— « Nous devons expulser les Arabes et prendre leurs places » : David Ben Gourion en 1937 [Ben Gourion et les Arabes Palestiniens – Oxford University Press, 1985]
— « Nous devons tuer tous les Palestiniens sans quoi nous en serons réduits à vivre ici comme des esclaves » : Heilbrun, président du comité pour la ré-élection du général Shlomo Lahat, maire de Tel Aviv, octobre 1983.
— « [Je soutiens] qu’il faut expérimenter l’usage de gaz empoisonné contre les tribus non civilisées et contre les Arabes récalcitrants. [Je ne comprends pas] les réticences à propos de l’usage de gaz […]. Nous ne pouvons en aucune circonstance être d’accord avec l’idée de ne pas utiliser des armes qui pourraient nous amener à une fin rapide des désordres qui prévalent à la frontière » : Winston Churchill, alors secrétaire d’Etat au War Office, autorisant le commandement de la RAF au Moyen-Orient à combattre les révoltés irakiens avec des armes chimiques en 1919.
— « Les Palestiniens sont comme des crocodiles, plus vous leur donner à manger, plus ils en voudront » : Ehud Barak, alors premier ministre israélien, propos rapportés par le Jérusalem Post le 30 août 2000.
— « Les Palestiniens devraient être écrasés comme des sauterelles … la tête écrasée contre les rochers et les murs » : premier ministre israélien Menahim Begin lors d’un discours devant des colons juifs – New York Times du 1e avril 1988.
Tous ceux que j’ai cités valent Menahim Begin. Mais pour mauvais qu’ils soient, ils ne le sont pas autant que tous ceux qui les couvrent en leur trouvant de bonnes raisons et en s’arrangeant pour toujours excuser leurs crimes.
La société israélienne de traduction Memri devait traduire le sermon d’un Imam dans un avant-poste désertique et qu’aucun Musulman n’avait jamais entendu en-dehors de cet avant-poste. Mais cette compagnie n’a pas traduit les propos vénimeux des rabbins des colonies. Quatre Palestiniens ont été tués par des colons depuis le départ des colons israéliens de la Bande de Gaza, et environ une centaine d’autres ont été tués par des frappes militaires depuis la proclamation de la trêve (hudna) en février dernier.
Ceci est du terrorisme, et non des mots [ceux de l’Imam] qui ne signifient rien en termes pratiques.
8 novembre 2005 – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.miftah.org/Display.cfm?D…
Traduction : Claude Zurbach