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Que veut en réalité Téhéran?
Par Global Research
Mondialisation.ca, 18 janvier 2006
Ria Novosti 18 janvier 2006
Url de l'article:
https://www.mondialisation.ca/que-veut-en-r-alit-t-h-ran/1748

Pour ne pas aggraver la crise provoquée par le programme nucléaire de l’Iran il faut tout simplement tenter de comprendre ce que veut en réalité Téhéran, écrit le quotidien Vremia novostei. L’Iran veut développer, sur la base du droit international et sous le contrôle de l’AIEA, son programme nucléaire, et ce à des fins exclusivement pacifiques. L’Iran est membre des divers accords sur le contrôle de la non-prolifération des armes nucléaires. Les organes de contrôle ne possèdent aucune preuve confirmant que le programme nucléaire iranien a dépassé le cadre de sa destination pacifique et que Téhéran ne respecte pas ses engagements, écrit Radjab Safarov, directeur général du Centre d’étude de l’Iran contemporain.

Aujourd’hui, beaucoup dépend de la Russie. Moscou est le principal partenaire de Téhéran dans la réalisation de son programme nucléaire. Il ne faut pas oublier que c’est l’Iran qui a sauvé à une certaine époque l’industrie atomique russe. La centrale de Bouchehr a procuré des commandes aux usines russes et a permis à la Russie de développer son industrie atomique. Il ne faut pas oublier que par sa rentabilité l’industrie atomique civile est comparable au commerce des armes.

Les pays occidentaux, en empêchant l’Iran de développer son programme nucléaire, évincent en même temps la Russie du marché énergétique iranien qui lui promet des revenus importants. La construction de la centrale de Bouchehr promet à Moscou des avantages économiques et lui assure une influence politique durable sur l’Iran : le pays clef du monde islamique devient un partenaire stratégique de la Russie.

Il n’est pas difficile de deviner quelle sera la réaction de Téhéran et ce que deviendra la réputation de la Russie si, à ce moment difficile pour l’Iran, elle rejoint les pays occidentaux et vote pour les sanctions, surtout quand on n’a pas oublié ce que Moscou a fait à une certaine époque à l’Afghanistan (en abandonnant Najibullah à la merci des talibans) et qu’elle a délaissé l’Irak il y a deux ans, conclut le politologue.

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