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RDC-Congo : le projet pont-route-rail prolongé sur 1015 km de chemin de fer après Kinshasa
Par Global Research
Mondialisation.ca, 18 juin 2010
Afriscoop 18 juin 2010
Url de l'article:
https://www.mondialisation.ca/rdc-congo-le-projet-pont-route-rail-prolong-sur-1015-km-de-chemin-de-fer-apr-s-kinshasa/19796

YAOUNDE, 17 Juin (Xinhua) — Un des projets du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale relatif à l’interconnexion routière entre les capitales de cette région, le projet de pont-route-rail entre Brazzaville au Congo et Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC) sera prolongé sur plus de 1. 000 km après la capitale de la RDC, a annoncé jeudi à Xinhua une source congolaise.

« Avec nos compatriotes de la RDC, nous avons un grand projet. Il s’agit du pont-route-rail Brazzaville-Kinshasa. Actuellement, les bureaux d’études ont été déjà sélectionnés. Il y en a 6 au total et ce projet, outre le pont-route-rail, devra se poursuivre jusqu’à Iliebo, sur 1015 km de Kinshasa, si je ne me trompe pas, par le chemin de fer », a déclaré à Xinhua à Yaoundé Blaise Onanga, directeur général au ministère congolais de l’Equipement et des Travaux publics.

Séparées par un fleuve Congo, Brazzaville et Kinshasa sont, rappelle M. Onanga, les deux capitales les plus rapprochées du monde. Mais depuis toujours, « il n’y a jamais eu un ouvrage fixe sur ce fleuve pour pouvoir relier les deux capitales. Ce qui se fera très bientôt », a-t-il dit lors d’une réunion régionale sur le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale à Yaoundé au Cameroun du 10 au 15 juin.

A la faveur du retour de la paix effectif depuis 2000 après 10 ans de guerre civile, le Congo, assure Blaise Onanga, a entrepris un grand nombre de chantiers de construction d’infrastructures routières, dans le cadre notamment des liaisons inter-capitales avec les pays voisins : Cameroun, Gabon, Centrafrique.

« Aujourd’hui, informe-t-il, nous sommes en train de bitumer une route qui part de Ludima, Zanaga, Bambama en allant à la frontière avec le Gabon, vers Franceville ».

Egalement en chantier, la route Oboué-Bondzo-Okouéya vers Kabala puis l’axe Makoua-Etoumbi-Mbomo-Oloba en direction de Mekemba. « En direction du Cameroun, très bientôt nous allons lancer les travaux entre Ouesso [au Congo] et Sangmelima [au Cameroun]. Il faut dire déjà que de Brazzaville à Ouando la route est bitumée et de Ouando en direction de Ouesso le bitumage est en cours pour faire en sorte que la jonction soit obtenue entre Brazzaville et Yaoundé », affirme le responsable congolais.

« Maintenant, en ce qui concerne le Congo et la RCA [ République démocratique du Congo], bientôt on va lancer les études sur le corridor n°13 qui part de N’Djamena [au Tchad] à Bangui [en Centrafrique] en passant par Nola en RCA, en traversant Ouesso pour se raccorder au projet qui est actuellement en cours entre Ouando et Ouesso », poursuit-il.

Ces projets sont réalisés avec l’appui des partenaires financiers étrangers, telle que la coopération chinoise très remarquée dans la construction d’une autoroute d’environ 600 km entre Brazzaville, la capitale du pays, et Pointe noire, la métropole économique. « C’est vrai que la Chine a pris le dessus sur les autres partenaires en matière d’investissements. Pour nous, l’essentiel est que nous avancions avec ceux qui nous accordent les conditions favorables », relève Blaise Onanga.

Mais, ajoute-t-il, « cela ne veut pas dire que nous avons fermé les portes aux autres partenaires : la Banque mondiale, l’ Union européenne (UE), l’AFD (Agence française de développement), la BAD (Banque africaine de développement) ».

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