Réflexion d’un Syrien à l’occasion du 13ème anniversaire de la guerre sur son pays…

Un 13e anniversaire de la guerre sur la Syrie marqué par un communiqué publié sur le site France Diplomatie sous le titre : «Syrie – 13e anniversaire du soulèvement syrien – Communiqué conjoint des ministères des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, des Etats-unis et du Royaume-uni (15 mars 2024)».

Nous n’en retenons que deux paragraphes qui en disent long sur la ténacité de ces quatre chevaliers de l’humanitaire à poursuivre leurs projets destructeurs de la Syrie :

«Nous sommes de plus en plus préoccupés par les menaces découlant du commerce de la drogue illicite qu’est le captagon, dont le régime du président Assad, avec le soutien des milices alliées à l’Iran et d’autres acteurs, tire de vastes bénéfices pour financer sa répression du peuple syrien. Une coordination internationale est nécessaire pour faire face aux effets néfastes du captagon qui contribue à l’instabilité dans toute la région.

[…]
Nos pays ne voient aucune possibilité de normalisation avec le régime du président Assad, de financement de la reconstruction ou de levée des sanctions tant qu’il n’y aura pas de progrès véritables, significatifs et durables sur la voie d’une solution politique». [1].

Sur ces deux points, il ne nous paraît pas inutile de rappeler les révélations documentées d’un jeune syro-américain qui avait infiltré un atelier organisé en juillet.

2023 par le Syrian American Council (SAC). Dans son article intitulé «Syrie: Un nouveau projet de partition avec création d’un califat pour une branche relookée d’Al- Qaïda…», il avait rapporté que l’une des priorités de cet atelier était de tirer profit du commerce illicite du captagon : «… -une drogue introduite pour la première fois en Syrie par des djihadistes venus de Turquie- (qui) constitue aujourd’hui un pilier central de la campagne de propagande du lobby anti-Syrie».

L’autre priorité essentielle était de travailler à l’adoption du projet de loi anti- normalisation avec la Syrie (H.R. 3202), «condamnant les Syriens à une nouvelle décennie de l’un des régimes de sanctions économiques les plus durs au monde en prolongeant jusqu’en 2032 les sanctions de l’écrasante Loi César (H.R.31)», applicable même aux alliés des États-Uni; le gouvernement américain étant déterminé à utiliser toute la gamme de ses pouvoirs pour «décourager les activités de reconstruction dans n’importe quelle zone sous contrôle de Bachar al-Assad» [2].

Une loi (H.R. 3202) finalement adoptée par la Chambre des représentants des USA le 14 février 2024 [3] et apparemment par la France, l’Allemagne et le Royaume-uni. Le plus triste est que certains Syriens ont exprimé leur profonde gratitude, parce qu’elle leur permettrait «de faire triompher la liberté et la justice dans leur pays».

Que penser de la liberté, de la justice et de la stabilité que ces gens-là font triompher en Syrie, à Gaza et en Palestine occupée ? Les réponses sont d’une tristesse infinie. Une tristesse contenue qui se dégage de ce long article de l’écrivain et patriote syrien, Naram Sarjoun.

Mouna Alno-Nakhal

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Dawn of Gaza de Samer Fanari

Lorsqu’un crime se produit, les enquêteurs se multiplient; les rumeurs, les accusations et les hypothèses se mettent à circuler; de vieilles histoires oubliées refont surface et des récits mystérieux et insensés enveloppent le crime, les suspects et la victime. Mais lorsque les détails du crime apparaissent et découvrent le criminel, les hypothèses et les accusations disparaissent, tandis que les rumeurs deviennent ridicules, voire insultantes, après avoir été considérées indubitables et dignes d’intérêt tant qu’elles reposaient sur une ambiguïté de la vérité ; l’ambiguïté pouvant offrir une arme, une force ou une autorité à ceux qui la pratiquent.

Aujourd’hui, après des années de guerre, ceux qui ont dissimulé la vérité en sont arrivés à faire des aveux sans détours. Parmi les premiers figurent les Qataris par la bouche même de leur ancien Premier ministre, Hamad ben Jassem [HBJ] en tant que directeur exécutif de la guerre, chargé par le groupe qui a décidé de la déclencher de mettre au point les procédures nécessaires pour la déclarer, gérer sa propagande via Al-Jazeera TV, organiser les congrès et répartir les rôles médiatique, politique et militaire entre la Ligue arabe et le reste des parties prenantes. Dans ses aveux [4], il ne dit que ce qu’il sait, car il est clair qu’il ne connaissait qu’une partie de la mise en scène. Il sait qu’il est chargé d’attiser l’agitation et la suspicion dans le pays, de démanteler la société syrienne et la structure de l’État, en travaillant à l’amener dans la catégorie des «États faillis» à partir du moment où le doute semé sur ses capacités, ses réalisations et son autorité en matière de sécurité, aura poussé le peuple syrien à ne plus le respecter. En somme, HBJ ne connaissait qu’une partie du jeu car son rôle consistait à financer généreusement ce démantèlement et nous l’avons entendu parler de 137 milliards de dollars dépensés à cet effet.

Ensuite, profitant de la situation ainsi créée, ce fut aux Turcs, aux Américains et aux Saoudiens de jouer leur rôle dans la création du corps armé ouvert aux terroristes venus de partout. Dès lors, nombre de Syriens ne savaient plus qui croire : l’État ou ses détracteurs ? Était-il sage de parier sur un régime en train de mourir alors que tout annonçait sa fin certaine ? Était-il sage de croire que le sort du gouvernement en place pouvait être meilleur que celui dirigé par un homme fort tel que Saddam Hussein, ou une personnalité telle que Kadhafi ? Autant de questions ayant engendré confusions et illusions parmi bon nombre de Syriens, qu’ils aient été pour ou contre leur État.

Puis, ce fut au tour de l’ex-Premier ministre d’Israël Ehud Olmert de nous dire, en substance :

«si Bachar al-Assad avait accepté de faire la paix avec Israël, le printemps arabe ne serait pas arrivé en Syrie et il aurait épargné à lui-même et à son peuple toute cette dévastation et ces destructions. Mais il a refusé et en a payé le prix…».

Transcription et traduction des propos de Ehud Olmert à ceux ce qui se contentent de présenter ce qui se passe en Syrie, depuis 13 ans, comme une « guerre civile » d’origine interne, sans plus [5]:

«… je pense que c’est la plus grande erreur que Bachar al-Assad ait faite dans sa vie. S’il avait fait la paix avec moi en décembre 2008, (ils) n’auraient pas eu à souffrir de la guerre civile. Car je pense que s’il avait fait la paix avec Israël et mis fin à l’hostilité entre (son pays) et Israël, cela aurait permis à la Syrie d’être diplomatiquement associée à Israël, avec des ambassades, des relations commerciales et l’ouverture des frontières. Cela aurait ouvert la porte de Washington et de l’Europe. Je peux vous dire ce que le président Bush m’a dit. Il m’a dit, personnellement, et je cite le président George W. Bush : Je veux qu’Assad sache que la route de Washington passe par Jérusalem. Si l’accord avait été conclu entre Israël et la Syrie, les portes de Washington se seraient ouvertes pour lui avec le président Bush, et même avec l’Europe. Cela aurait complètement changé la situation en Syrie et aurait empêché que la guerre civile ait lieu …». [NdT].

Enfin, des personnalités européennes et turques, dont l’ex-Premier ministre Ahmet Davutoglu, nous ont avoué un objectif encore plus précis : «si Bachar al-Assad avait accepté de céder certains ministères aux Frères musulmans rien de tout cela ne serait arrivé» !

Il ne s’agissait évidemment pas des Affaires étrangères ou de la Défense, mais des ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, de la Culture et de certains ministères sociaux. Des ministères autrement plus dangereux, car c’est par la modification des programmes éducatifs qu’ils espéraient lancer une nouvelle société coupée de l’État et de la culture susceptible d’affronter l’Occident, afin d’installer la culture du califat islamique discriminant les citoyens en fonction de leur foi et de leur confession. Ainsi, la société se serait soumise entièrement aux fatwas (appels à la discorde), le théoricien religieux en serait devenu le régulateur et aurait fini par soumettre les institutions militaires et sécuritaires, si bien que l’État profond aurait résidé dans les mosquées et le public guidé par des imams tenus par les pays qui les exportent, les financent et les nourrissent. Un mécanisme dont nous observons l’effet inverse en Arabie saoudite, où les directives des guides sont passées de l’observance stricte de la religion à des rituels tolérant tous les interdits, conformément à la nouvelle société calquée sur l’étranger.

En d’autres termes, les Frères musulmans devaient faire en sorte que la société syrienne obéisse à des fatwas venues de l’étranger, comme ce fut le cas des vieux communistes qui suivaient les directives de leurs camarades à Moscou. Les gens disaient d’eux que s’il pleuvait à Moscou, ils ouvraient leurs parapluies à Damas. Dire cela n’est pas une critique du communisme en tant qu’idéologie ou régime, mais une critique de celui qui œuvre dans le cadre d’un projet national au profit de son pays en pensant que les camarades moscovites savent ce qui va dans son intérêt mieux que lui-même.

Nous observons la même chose chez certains laïcs arabes et les Levantins qui suivent le mouvement des corps célestes à Londres, New York et Paris. Ils évoluent d’une manière qui profite aux intérêts de ces capitales, sous prétexte qu’elles en savent plus que nous sur la liberté et la gestion de la vie politique. À leur avis, nous devrions suivre les prescriptions de la Banque mondiale, de la normalisation, de distanciation à l’égard de l’Est, et de l’intégration culturelle et politique avec l’Ouest. Alors qu’en tant que patriotes, notre projet national doit rester indépendant et dans les limites de notre expérience, en plus du fait que nous n’avons jamais accepté une autorité se réclamant de Washington, de Moscou, de Téhéran, de Riyad, de Londres, de Paris, de Tel Aviv ou de l’AIPAC.

Et aujourd’hui, la vérité a éclaté, le crime et les criminels sont notoirement connus, les auteurs ont mis en scène leur crime sous nos yeux et, par conséquent, nous avons vu le genre de liberté et de droits de l’homme et de l’enfant que les Européens apprécient à Gaza. Aurions-nous besoin d’en savoir plus ?

Nous avons vu aussi que tous ceux qui ont soutenu la prétendue oppression du peuple syrien ne se sont pas intéressés à la réelle oppression du peuple palestinien. Ce qui s’est passé à Gaza ne mérite-t-il pas de demander à ceux qui ont participé à la fabrication du printemps arabe pourquoi le sang palestinien ne suscite pas autant d’émotions, de conférences, de dons et de larmes versées pour le peuple syrien prétendument victime du régime en place ? N’est-ce pas une question logique qui devrait être posée par ceux qui ont fait confiance aux prétendus «Amis de la Syrie», se sont soumis à leurs exigences et les ont soutenus avec leur argent ? Une telle différence d’échelle ne signifie-t-elle pas que l’on ne peut pas croire en la morale qui aurait poussé des États à soutenir la révolution syrienne, alors qu’ils n’ont pas soutenu le peuple palestinien ? Insister sur le fait qu’il existe une différence entre les deux cas ne revient-il pas à se duper soi-même ?

En outre, l’insistance d’Israël à bombarder Gaza et Damas, à l’exclusion de toute autre capitale arabe, n’oblige-t-elle pas à se demander si les théories révolutionnaires, selon lesquelles le gouvernement syrien se maintient en place grâce à Israël et qu’il gouverne son peuple par le feu pour éviter qu’il ne menace les Israéliens, ne relèvent pas d’un fantasme éhonté ? Et que dire à ceux qui racontent que la Syrie a vendu le Golan aux Israéliens et n’a jamais tiré une seule balle dans leur direction, alors qu’Israël s’estime obligé de mener des centaines de raids aériens sur Damas ? Que répondraient ces révolutionnaires à la question de savoir pourquoi les lignes d’approvisionnement alimentaire vers Israël passent par la Jordanie et la Turquie, non par la Syrie ?

Et que répondraient-ils à la question de savoir pourquoi les avions jordaniens bombardent le sud de la Syrie en ce moment ? Auraient-ils oublié que le roi Hussein a avoué avoir entretenu une relation secrète avec les Israéliens et qu’il les prévenait personnellement des projets de la Syrie et de l’Égypte ? Pourtant, certains lui trouvent des excuses et ne l’accusent pas d’avoir vendu la Cisjordanie, même si tout porte à croire qu’il l’a vidée de ses armes parce qu’il était au courant de l’intention d’Israël d’y entrer. Tout comme son fils qui conspire actuellement contre Gaza, mais se fait filmer en train de parachuter de la nourriture sur les Gazaouis. Et aujourd’hui, les avions jordaniens, comme les avions israéliens, bombardent la Syrie pour empêcher ses livraisons d’armes à la Cisjordanie. Pourtant, certains continuent de prétendre que le régime syrien est un agent d’Israël !

Quant à nous, après des évaluations répétées de la situation, nous soutenons le gouvernement tant qu’il résiste à Israël et à l’Occident. Comme tous les patriotes, nous adhérons à l’indépendance nationale. Ce qui se passe n’est pas une révolution, mais le résultat d’un projet extérieur. Ceux qui portent ce projet sont soit dupés, soit des traîtres, soit des romantiques irréfléchis ayant cédé à la tentation d’une révolution. Les aveux du camp d’en face prouvent que nous avons raison, car la guerre sur Gaza a montré que celui que nous avons défendu est le seul à ne pas avoir normalisé et à ne pas avoir vendu un grain de terre palestinienne, alors comment aurait-il pu vendre le Golan? Notre doctrine politique est sûre et certainement pas fondée sur des illusions, mais sur des preuves. Nous avons été victimes d’un complot ; ce qui n’est pas une illusion ou un mensonge.

Aujourd’hui, j’ai eu à écouter nombre de ceux qui ont fait défection et ont rejoint leur révolution. Ils ont parlé de leur héroïsme et de leur courage pour l’avoir fait, mais aucun d’entre eux n’a voulu admettre qu’il pouvait avoir raison sur certains points et tort sur d’autres. Tous ont répété que la révolution est pure et innocente, non une conspiration. L’un d’entre eux est même allé jusqu’à affirmer que 99% du peuple syrien sont des opposants comme lui et ses semblables, et que s’ils ne déclarent pas leur opposition c’est parce qu’ils sont contraints de vivre comme des partisans. Pour lui, les 1% restant sont des malades ou des vendus. Il ne parlait que des sunnites évidemment, car les Syriens des autres confessions ne l’intéressent pas. Quant aux aveux de ceux qui ont fabriqué le crime contre notre pays, il ne veut pas en entendre parler, bien qu’ils soient des preuves irréfutables qui devraient l’amener à douter de ses certitudes.

Il m’arrive de ressentir de la pitié pour toute personne qui se fabrique une imposture, en répand la rumeur et finit par y croire. Néanmoins, quand elle en arrive au point que son opinion devient une quasi-religion qui n’admet ni apostasie ni changement, je pense qu’elle ne mérite plus son appartenance à la patrie. Elle n’apportera que des problèmes et des malheurs à elle-même et à ceux qui l’entourent. Elle baissera le niveau de la morale, de la pensée et de la conscience, lesquelles se mesurent à l’aune du bénéfice que l’être humain retire de sa propre introspection, de ce qu’il voit, entend et découvre, pour les développer, les modifier ou les confirmer. Une telle personne qui refuse de douter et de remettre en question ce qu’elle a commis contre sa patrie sera un fardeau partout où elle résidera et ne mérite que de vivre en exil ou dans les marges, même si elle vit dans le luxe et l’opulence. Car tout espace étranger, aussi spacieux soit-il, est une marge. Et toute marge au sein de la patrie, aussi étroite soit-elle, est un espace pour le patriote.

Les personnes qui se sont ainsi enchaînées sous prétexte de briser les chaînes de la patrie en quittant une cage qu’ils trouvaient étroite pour entrer dans les cages des autres, sont des imbéciles. Ici, l’imbécile n’est pas celui qui tombe dans l’erreur ou succombe au péché, mais celui qui transforme le péché en croyance, religion et doctrine immuables échappant à toute autocritique.

À tous les prétendus révolutionnaires qui tiennent à le rester et qui sont toujours convaincus qu’ils sont opprimés et qu’ils ont raison : tant que vous êtes incapables de vous juger, vous êtes morts sans possibilité de sortir de la tombe que vous avez, vous-mêmes, creusée ; vous croyez pouvoir revenir à la vie et vous ingérer dans la nôtre pour la modifier ; sachez que le seul moyen de revenir à la vie implique que vous descendiez du Monde des morts vers la Terre, la Terre de la patrie, votre patrie que vous avez détruite par votre naïveté…

Naram Sarjoun

17 mars 2024

 

 

Source : le blog de l’auteur

!! في الذكرى 13 لحرب على سورية .. همسات في المقابر

Traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Photo  en vedette : capture d’écran / Dawn of Gaza de Samer Fanari

 

 

Notes :

[1][Syrie – 13e anniversaire du soulèvement syrien – Communiqué conjoint des ministères des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, des Etats-unis et du Royaume-uni (15 mars 2024)]

[2][Syrie: Un nouveau projet de partition avec création d’un califat pour une branche relookée d’Al-Qaïda…]

[3][ H.R. 3202: Assad Regime Anti-Normalization Act of 2023, vote du 14 février ]2024

[4][Qatar : Voici venu le temps des aveux…]

[5][vidéo / Ehud Olmert repris par NEMRI https://www.youtube.com/watch?v=wFI_ihXzBR0

 

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Naram Sarjoun : Écrivain et patriote syrien.



Articles Par : Naram Sarjoun

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