RSF se fait virer par l’UNESCO

L’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) a retiré à l’ONG Reporters sans frontières (RSF), basé en France, la codirection du Jour pour la liberté sur Internet.

Des sources diplomatiques de l’UNESCO ont révélé à l’agence Prensa latina que l’organisme de l’ONU avait pris cette décision en raison du manque d’éthique évident et répété de RSF, dans sa campagne pour disqualifier un certain nombre de pays.

Selon plusieurs médias, les agissements de RSF ne correspondent pas à l’image ni aux buts de l’UNESCO, pour qui RSF agit de façon sensationnaliste en voulant s’ériger en tribunal d’inquisition à l’égard de pays en voie de développement.

Ces mêmes sources précisent que pour cette raison et aussi à cause des agissements passés de RSF, l’UNESCO entend mettre fin, de façon définitive, à ses relations avec l’ONG française, et elle exclut tout type de collaboration future avec celle-ci.

RSF, accusée à maintes reprises d’entretenir des liens étroits avec la CIA américaine, a lancé aujourd’hui sa campagne visant à dénoncer les pays où se pratiquerait une cybercensure.

Curieusement, signalent certains diplomates qui ne veulent pas qu’on mentionne leurs noms, aucun pays occidental n’apparaît sur la liste noire de RSF qui concentre son tir sur les pays dit du Tiers Monde.

Le journaliste québécois Jean-Guy Allard a révélé à plusieurs reprises, dans des articles et dans un livre publié il y a quelques années, que l’organisation Reporters sans frontières recevait des subventions de la National Endowment for Democraty (NED), un organisme paravent de la CIA. Le même journaliste a aussi dévoilé les liens de RSF avec des agents avoués de la CIA.

Rappelons que l’Union européenne a versé, en 2005, plus de un million d’Euros à RSF.

Précisons que la campagne que lance aujourd’hui RSF, en prétendant bénéficier de l’appui de l’UNESCO, ce qui est totalement faux, a été organisée par l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, de New York, une filiale de la multinationale Publicis, la quatrième entreprise de publicité et de relations publiques la plus grande au monde, qui a, parmi ses principaux clients, General Mills, Johnson & Johnson, Toyota, Visa, Coca-Cola, Heinz, Mc Donald’s, Philip Morris, General Motors, Citibank et, tenez-vous bien, l’armée américaine! Pour une ONG qui prétend défendre la liberté d’opinion, disons qu’elle a su s’entourer d’amis on ne peut plus fidèles. 

Sources : Prensa latina et Jean-Guy Allard. Traduit de l’espagnol par Jacques Lanctôt.



Articles Par : Global Research

Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Le Centre de recherche sur la mondialisation (CRM) accorde la permission de reproduire la version intégrale ou des extraits d'articles du site Mondialisation.ca sur des sites de médias alternatifs. La source de l'article, l'adresse url ainsi qu'un hyperlien vers l'article original du CRM doivent être indiqués. Une note de droit d'auteur (copyright) doit également être indiquée.

Pour publier des articles de Mondialisation.ca en format papier ou autre, y compris les sites Internet commerciaux, contactez: [email protected]

Mondialisation.ca contient du matériel protégé par le droit d'auteur, dont le détenteur n'a pas toujours autorisé l’utilisation. Nous mettons ce matériel à la disposition de nos lecteurs en vertu du principe "d'utilisation équitable", dans le but d'améliorer la compréhension des enjeux politiques, économiques et sociaux. Tout le matériel mis en ligne sur ce site est à but non lucratif. Il est mis à la disposition de tous ceux qui s'y intéressent dans le but de faire de la recherche ainsi qu'à des fins éducatives. Si vous désirez utiliser du matériel protégé par le droit d'auteur pour des raisons autres que "l'utilisation équitable", vous devez demander la permission au détenteur du droit d'auteur.

Contact média: [email protected]