Print

Sous George W. Bush – Le marketing de Kadhafi aux États-Unis
Par Claude Lévesque
Mondialisation.ca, 25 février 2011
ledevoir.com 25 février 2011
Url de l'article:
https://www.mondialisation.ca/sous-george-w-bush-le-marketing-de-kadhafi-aux-tats-unis/23389

Le journal en ligne américain Politico a indiqué cette semaine qu’un des idéologues néoconservateurs les plus influents sous le règne de George W. Bush a déjà exercé des activités de lobbyisme en faveur du dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Selon Politico, qui cite notamment un collectif d’opposants libyens, Richard Perle s’est rendu en Libye à deux reprises en 2006, soit deux ans après avoir quitté ses fonctions de président du Defence Policy Board, un organisme consultatif auprès du Pentagone.

M. Perle, qui était accompagné d’un groupe d’«experts», travaillait à l’époque pour la firme bostonnaise Monitor, qui, selon son site Internet, offre divers services-conseils aux entreprises, aux gouvernements et aux organisations sans but lucratif.

Le nom de M. Perle n’apparaît plus dans le moteur de recherche de Monitor, pas plus que la Libye. En revanche, Richard Perle est toujours membre-associé de l’American Enterprise Institute et de divers autres groupes de réflexion, dont le Washington Institute for Near East Policy et l’American Center for Democracy. Il a déjà été l’un des cadres supérieurs du groupe Hollinger, du financier canadien Conrad Black. Auparavant, il avait été secrétaire adjoint à la Défense sous la présidence de Ronald Reagan.

Politico fait référence à un document de 18 pages décrivant la mission à laquelle non seulement Richard Perle, mais aussi plusieurs intellectuels connus comme Francis Fukuyama, Anthony Giddens et Bernard Lewis, ont participé. Le projet décrit dans le document s’intitule «Project to Enhance the Profile of Libya and Muammar Qadhafi» (Projet visant à améliorer l’image de la Libye et de Mouammar Kadhafi).

Contactée par Le Devoir, la firme Monitor a fait parvenir un courriel expliquant que «notre travail visait à aider le peuple libyen à travailler à l’amélioration de son économie et à l’ouverture de ses institutions gouvernementales. C’était une époque où plusieurs croyaient à la possibilité de réformes importantes à l’intérieur de la Libye».

Avis de non-responsabilité: Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.