Tambour de guerre en Syrie

Pendant qu’Obama «tente» (j’ai le sourire) de convaincre le «Congrès» (américain ou sioniste ?) d’une frappe militaire contre la Syrie, son nouveau guignol nommé au secrétariat d’Etat, poursuit sa tournée mobilisatrice des forces occultes (bien sûr, il faut être à plusieurs pour mordre, c’est la devise de la horde).

Récemment, à Paris (capitale du pays des «droits de l’homme»), John Kerry a déclaré que les Etats-Unis se réservent le droit de frapper la Syrie sans attendre le rapport des inspecteurs de l’Onu chargés d’enquêter sur le cas d’utilisation présumée d’armes chimiques le 21 août dernier près de Damas. Et voilà, l’éternelle rhétorique des «options» sur la table (alors que les desseins sournoisement ourdis ont bel et bien été cuisinés à Tel Aviv). Bref, faisons semblant de le «croire». Donc, selon le secrétaire d’Etat américain, «Le président Obama n’a pas pris de décision et garde toutes les options sur la table ». Cela étant, aux frontières, on s’affaire déjà à la préparation de la morsure du serpent. Les Turcs, plus royalistes que le roi, ont déjà dépêché leurs F-16 dimanche vers la frontière syrienne en mission de «reconnaissance », rapporte le journal turc Sabah. Selon le quotidien, les pilotes des avions sont autorisés à ouvrir le feu en cas de nécessité.

Dans l’attente d’une éventuelle intervention militaire en Syrie voisine, Ankara renforce les mesures de sécurité à la frontière turco-syrienne. A l’heure actuelle, 15.000 soldats de l’armée de terre turque, environ 450 chars et véhicules blindés, ainsi que plus de 150 mitrailleuses lourdes ont été transférés vers la région. Et pourtant, si Erdogan louchait un peu vers l’intérieur de sa maison, il s’occuperait mieux de son ménage au lieu de jouer au chien de chasse. Par la «Voix de la Russie», on apprend que des étudiants de l’une des universités d’Ankara se sont opposés à l’abattage d’arbres sur leur campus, où les autorités veulent construire un boulevard. Vendredi dernier, la police les a violemment réprimés à coups de bâton, de gaz lacrymogène et de canons à eau. Comme elle avait réprimé au printemps dernier, à Istanbul, les manifestations pour empêcher la destruction du parc Gezi, faisant 5 morts et 8 000 blessés. Mais la jeunesse ne se laisse pas arrêter par les méthodes brutales du Premier ministre Erdogan, surnommé «le Sultan».Une contestation qui vise plus généralement le manque de libertés et l’injustice sociale. Dans la même perspective, les médias israéliens annoncent que le régime sioniste a déployé dimanche son système Dôme de fer près de Jérusalem. Auparavant, des batteries du bouclier antimissile ont été déployées près de Tel-Aviv. Des observateurs estiment qu’elles sont destinées à faire face à une frappe éventuelle syrienne qui n’est pas exclue si les Etats-Unis attaquent la Syrie. Le Premier sinistre sioniste, Benjamin Netanyahu, avait déclaré précédemment qu’Israël ne participerait pas à la guerre contre la Syrie, mais répondrait avec force s’il est attaqué. Quelle blague ! Cela nous rappelle «l’arroseur arrosé ».



Articles Par : Chérif Abdedaïm

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