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Un commissaire de police qui enquêtait sur l’attentat de Charlie Hebdo s’est suicidé
Par Prof Michel Chossudovsky
Mondialisation.ca, 03 février 2015

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Le commissaire Helric Fredou, sous-chef de la police judiciaire (PJ) de Limoges, s’est suicidé dans la nuit du Mercredi au Jeudi au Commissariat de police de Limoges, selon les rapports officiels. Il fut trouvé mort avec une balle dans la tête quelques heures seulement après la préparation de son rapport. 

Fredou faisait partie de l’équipe qui enquêtait sur l’attaque terroriste à l’endroit de Charlie Hebdo. Les deux suspects Saïd et Chérif Kouachi, qui furent abattus par la police le 9 janvier avaient fréquenté un collège et un lycée professionnel dans la région de Limoges. Sans doute, ceci constituait l’objet de l’enquête menée par le commissaire Frédou.  Cependant, selon les rapports de la police et des médias, Frédou avait le Mercredi rencontré la famille d’une des victimes.

Le Mercredi, Commissaire Frédou avait envoyé une mission policière d’enquête. Il attendait le retour de son équipe pour une session de debriefing afin de préparer son rapport.

Il a commencé à préparer son rapport tout de suite après le compte-rendu de son équipe. Il est resté tard à son bureau de la police judiciaire à Limoges pour le finir. Un collègue l’a trouvé mort à une heure du matin le jeudi et le rapport qu’il rédigeait n’a jamais été trouvé.

Selon les rapports de presse, il s’est suicidé vers une heure du matin Jeudi, quelques heures après la réunion de debriefing. Il a utilisé selon les rapports de presse son revolver SIG Sauer pour se tirer une balle dans la tête.

Les porte-parole de la police affirment que c’était un suicide et qu’il s’est tué avec sa propre arme de service. Dans les rapports initiaux sur la mort de Fredou, la police de Limoges avait déclaré que les raisons de son acte étaient inconnues.

Une autopsie fut réalisée à l’hopital de l’Université de Limoges. Cette autopsie présumément confirmait le suicide.

Silence médiatique.

Les médias français ont décidé ou furent ordonnés de ne pas couvrir cet incident.

La mort du commissaire Fredou n’a pas fait les manchettes.

C’était parfaitement dans la ligne de mot d’ordre  “Je suis Charlie”: liberté d’expression en journalisme. Silence total, on n’en parle pas. 

Par ailleurs, les médias occidentaux n’en ont pas parlé incluant les principaux réseaux de nouvelles  (AP, AFP, Reuters, Deutsche Welle, etc). .

Selon le reportage dans Le Parisien le suicide du commissaire Fredou n’avait rien à voir avec l’enquête policière relative à Charlie Hebdo.

Et pourtant le commissaire Helric Fredou fut assigné à l’enquête par la police judiciaire.

Au moment de sa mort, la police prétendait qu’ils ne savait pas pourquoi il s’était suicidé.

Toutefois, des rapports subséquents ont cité les responsables de la police disant que Fredou était déprimé et au bord de l’épuisement professionnel.

Commissaire Fredou a été retrouvé mort à son lieu de travail, dans son bureau. au commissariat de police de Limoges.

Est-ce-qu’il s’est suicidé.

Ou est-ce qu’il s’agissait d’un policier honnête qui fut assassiné  par la Police judiciaire?

Est ce que son rapport a été rendu public?

Qu’en est-il des journalistes d’enquête?

Ou s’agit t’il plutôt de la censure médiatique?

Michel Chossudovsky

 

Ce texte fut publié initialement en anglais en date du 11 janvier 2015. Traduction de l’auteur.

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