Print

Une attaque nucléaire sur l’Iran est toujours sur l’agenda. Que fera le Congrès ?
Par Jorge Hirsh
Mondialisation.ca, 25 octobre 2006
antiwar.com, Planète Non Violence (traduction de l'anglais) 25 octobre 2006
Url de l'article:
https://www.mondialisation.ca/une-attaque-nucl-aire-sur-l-iran-est-toujours-sur-l-agenda-que-fera-le-congr-s/3599

L’administration Bush a radicalement redéfinie l’utilisation du nucléaire : les armes nucléaires américaines ne sont plus considérées comme qualitativement différentes des armes conventionnelles. Un grand nombre d’action de l’administration ces dernières années suggèrent vivement qu’une utilisation imminente du nucléaire US est en cours de planification, et cela a été confirmé par le refus explicit de Bush d’écarter une attaque nucléaire contre l’Iran. Nous avons tous été prévenu. Le fait que la Corée du Nord est maintenant une puissance nucléaire n’y change rien – Bien au contraire.

Il y a eu des craintes que les US utilisent des armes nucléaires lors de leur attaque contre l’Irak, mais ses craintes ne se sont pas matérialisées. Par conséquent certains argumenteront que les craintes actuelles d’une attaque nucléaire contre l’Iran ne se matérialiseront pas non plus. D’autres argumenteront qu’il y a eu d’autres occasions ces 60 dernières années lorsque les US ont été à deux doigt d’utiliser les armes nucléaires et ne l’ont pas fait, que le seuil d’utilisation des armes nucléaires est resté extraordinairement élevé, et que « tout le foin » fait sur le nucléaire c’est juste une astuce pour effrayer les opposants (« théorie de l’homme fou »). Ces arguments sont faux. Les US n’a jamais été aussi proche depuis Nagasaki d’utiliser à nouveau des armes nucléaires. Cette année, pour la première fois de son histoire, la société Américaine de Physique qui représente 40 000 membres de la profession qui ont crée les armes nucléaires a publié un communiqué exprimant sa profonde inquiétude sur le sujet :

« la Société Américaine de Physique est profondément inquiète de l’utilisation possible d’armes nucléaires contre des états ne possédant pas d’armes nucléaires et pour des buts de contre prolifération préventive. »

Dans le cas de l’Irak, notre adversaire était si faible qu’il n’y avait aucune justification possible aux yeux du monde à l’utilisation d’armes nucléaires. L’Iran c’est différent : il possède des missiles qui pourraient frapper les forces américaines en Irak et dans le Golfe Persique, de même que des villes israéliennes. L’Iran a aussi une grande armée conventionnelle. Les 150 000 soldats américains en Irak courront des risques importants s’il y a une guerre avec l’Iran, et les américains soutiendraient une attaque nucléaire sur l’Iran une fois que l’administration aura crée une situation ou elle peut avancer qu’une telle action sauvera un grand nombre de vies américaines.

Dans les guerres américaines passées, les armes nucléaires n’ont pas été utilisées à cause d’un risque élevé inacceptable de déclencher un conflit nucléaire avec l’Union Soviétique ou la Chine. Parce qu’il semble que la Corée du Nord a une force de dissuasion nucléaire, et à cause du risque que la Chine soit impliquée, il n’y a pas de danger que les US attaquent la Corée du Nord. En fait, Bush utilisera le fait que la Corée du Nord ait rejoint le club nucléaire et dira qu’il n’a pas été assez dur en ce qui concerne la Corée du Nord, comme justification pour attaquer l’Iran avant qu’il ne rejoigne lui aussi le club. Peu importe le fait que, contrairement à la Corée du Nord, l’Iran a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de suivre cette voie, et il n’y a aucune preuve qu’il le fasse. La nucléarisation de la Corée du Nord sera utilisée par l’administration Bush comme argument pour attaquer l’Iran avec des armes nucléaires, c’est peut être pour cela que l’administration a fait tout ce qu’elle pouvait pour l’encourager.

Probablement qu’aucune puissance nucléaire n’interviendra quand les US utiliseront des armes nucléaires contre l’Iran, ainsi il n’y a pas de dissuasion militaire. Actuellement les US ont atteint une vaste supériorité nucléaire et sont sur le point de démontrer au monde que leur arsenal qui vaut 5 trillions de $ n’est pas « inutilisable ». Ils ignorent le fait que dépasser la ligne rouge par une guerre nucléaire contre l’Iran déclenchera une réaction en chaîne qui dans les années à venir pourra conduire à une guerre nucléaire planétaire et la destruction largement répandue de la vie sur la planète.

La position nucléaire des US

L’administration Bush a fait d’importants changements en matière de politique nucléaire ces 5 dernières années sans consulter le Congres ou le peuple américain. Sous le nom de « Nouvelle Triade » le concept clé c’est « l’intégration « des forces conventionnelles et nucléaires. Ne vous laissez pas avoir par la couverture rhétorique que certaines missions auparavant confiées aux forces nucléaires seront prises en charge par les forces conventionnelles. Ce que cela veut dire vraiment, c’est « un réseau continu de capacités » : il n’y a plus de ligne précise, de distinction précise entre les armes nucléaires et non nucléaires.

Pourquoi devrait-il y avoir une telle ligne précise ? Parce qu’un nouveau site internet du Département de la Défense explique gentiment que « qu’à poids égal l’énergie produite par une explosion nucléaire est des millions de fois plus puissante qu’une explosion conventionnelle ». Par conséquent, cela ne devrait pas être difficile de comprendre, même pour un étudiant à Yale avec un C, qu’un conflit nucléaire dont on perd le contrôle fera beaucoup plus de victimes humaines qu’un conflit conventionnel. Le dernier conflit conventionnel mondial en a fait 50 millions.

Quel est le bénéfice de faire de telles déclarations politiques ? Les US n’ont jamais écarté l’utilisation des armes nucléaires, et cela a un coût de rappeler ce fait aux autres pays, puisque cela fournit un motif pour les autres de développer une capacité nucléaire. Il n’y a pas de raison d’annoncer de tels changements menaçants de politique sauf s’il y a intention de les mettre en pratique, comment Bush l’avait annoncé en 2002 « les Etats-Unis agiront si nécessaire de façon préventive » en préparation pour l’attaque « préventive » contre l’Irak.

Le site internet mentionné ci-dessus du Département de la Défense sur « les problèmes nucléaires » déclare qu’ «il y a un certain nombre d’accords sur le contrôle des armes restreignant le déploiement et l’utilisation d’armes nucléaires, mais il n’y a pas de loi internationale conventionnelle ou coutumière qui interdit aux nations d’utiliser des armes nucléaires dans des conflits armés ». Cette déclaration définit les « règles » du jeu du gouvernement américain. Peu importe qu’elle ignore (et la liste du site internet sur les « accords sur le contrôle des armes « ne le mentionne pas non plus) « la garantie sécuritaire négative » promulguée par les US en 1978 et réaffirmée en 1995 * promettant de ne pas utiliser d’armes nucléaires contre des états n’en possédant pas. De même qu’elle ignore la décision de la Cour Internationale de Justice de 1996 (qui déclare explicitement que « la menace ou l’utilisation d’armes nucléaires seraient généralement contraire aux règles du droit international applicable dans le cadre d’un conflit armé, et en particulier aux principes et aux règles du droit humanitaire »).

Les changements de politique ont été ouvertement déclarés pour tester l’opinion publique, et pour préparer le public à l’application de cette politique. Parce que les réactions à ces déclarations radicales ont malheureusement été plutôt muettes, l’administration pourra affirmer que le peuple américain dans sa grande majorité adhère à la nouvelle doctrine nucléaire « d’intégration » des « capacités nucléaires et non nucléaires » et approuve l’utilisation des armes nucléaires quand elles permettent « l’utilisation la plus efficace de la force».

La transformation de Rumsfeld

Les changements dans la doctrine nucléaire ne se sont pas produits dans le vide. Ils ont été accompagnés d’une poussée puissante de la Maison Blanche pour utiliser des armes nucléaires nouvelles et plus utilisables « et ils sont intimement liés à la « transformation « de l’armée par Rumsfeld. Le but ultime de cette « transformation « c’est la « réduction » ; ce que Rumsfeld a fait comme directeur d’administration de Searle, il a prévu de le faire à l’armée américaine.

Comme le Magazine Time l’avait rapporté dans son édition du 20 août 1945, juste après le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, « 133 avions, chacun portant une seule bombe atomique transporterait autant de pouvoir destructeur que toutes les bombes (2 453 595 tonnes) larguées par les alliés sur l’Europe pendant la guerre ». Et cela c’était avant les bombes à hydrogène. Lorsque l’armée américaine sera capable de remplacer ses armes conventionnelles par des armes nucléaires pour mener ses missions, elle aura atteint l’ultime « réduction ». C’est la clé de la « transformation de l’armée » de Rumsfeld ; tout le reste c’est du camouflage.

Le principal véhicule pour accomplir cette transformation c’est la redéfinition radicale de la mission de la STRATCOM (United States Stratégic Command – Commandement Stratégique US), l’un des 9 commandements unifiés de combattants. Avant Rumsfeld, la seule mission de la STRATCOM c’était la dissuasion nucléaire, et si nécessaire, l’utilisation d’armes nucléaires. Depuis 2001, l’USSTRACTCOM a étendu son champ d’action au nucléaire avec la dernière Revue de la Position Nucléaire (Nuclear Posture Review NPR). Maintenant, c’est « un intégrateur global chargé des missions d’attaque globale toutes gammes » et qui fournit « une palette d’options, à la fois nucléaires et non nucléaires, pertinentes eut égard à la menace et aux opérations militaires. » Et il est en particulier à la tête du commandement combattant visant l’intégration et la synchronisation des vastes efforts menés par le Département de la Défense dans sa lutte contre les ADM. Un rôle de soutien sera joué par l’USSOCOM élargi (US Special Command Opérations – US Commandement des Opérations Spéciales) qui fournira à Rumsfeld des « renseignements » de circonstance et les moyens de mener des opérations clandestines.

La nouvelle doctrine nucléaire est le logiciel, la nouvelle STRATCOM le matériel et Rumsfeld est le pilote pour le programme de « réduction » qui est sur le point d’être lancé.

Préparez vous.

Beaucoup de voix venant de tout l’échiquier politique ont appelé à la démission de Rumsfeld à cause du gâchis de la guerre d’Irak, mais il a « conservé l’entière confiance » de Bush. Pourquoi ? Parce que Rumsfeld ne peut pas être démis de ses fonctions tant qu’il n’a pas démoli le « taboo nucléaire » en détonant une petite arme nucléaire tactique contre un ennemi. L’armée américaine rechigne rien que d’envisager l’utilisation d’armes nucléaires contre l’Iran, parce que cela provoquera « un tollé sur ce qui serait la première utilisation d’une arme nucléaire dans un conflit depuis Nagasaki. » La barrière tombera seulement après une petite attaque avec des armes nucléaires tactiques sur Natanz ou une autre installation iranienne, et la « transformation » de Rumsfeld sera « un fait accompli ».

Pourquoi la « réduction » de l’armée est-elle si importante pour les gens de la PNAC (Project for The New American Century – Projet pour le Nouveau Siècle Américain) ? Parce que le public américain n’encaisserait pas une nouvelle conscription ou de vastes pertes de personnel militaire américain. S’il devient possible de mener une guerre « à bon marché », sans perte de vie américaine, et si par ce processus nous pouvons faire baisser le prix du pétrole et étendre la « liberté » partout dans le monde, l’opposition sera muette. L’opinion publique sur la guerre en Irak n’a pas été changée à cause du chiffre énorme de vies humaines irakiennes perdues ( dont on ne fait même pas l’effort de les compter) ; elle est seulement touchée par le nombre de vies américaines perdues.

Comment cela arrivera

« La décision de l’utilisation d’armes atomiques dans le cas d’une guerre doit être prise par le chef de l’exécutif quand il considère qu’une telle décision est nécessaire » selon le NSC 30 de 1948. Selon l’Acte Goldwater- Nichols, la chaîne de commandement passe du président au secrétaire à la défense, aux commandants des combattants sur le terrain géographique. Si le général John Abizaid ( commandant du CENTCOM) ou le général James Cartwright (commandant du STRATCOM) demande l’autorisation du président Bush pour utiliser des armes nucléaires, suivant les directives contenues dans la « Doctrine pour les Opérations Nucléaires Conjointes «, quelle sera la réponse de Bush ? Comme il le répète souvent : « je vais écouter les gens qui savent de quoi ils parlent, et ce sont les commandants sur le terrain en Irak. Ils feront les décisions ». Les commandants sur le terrain seront poussés par ce qu’ils perçoivent comme une nécessité militaire immédiate sans considération de problèmes beaucoup plus larges comme la survie du TNP.

On ne demandera pas au Congres son autorisation à l’avance. Le Congres a déjà déclaré, en passant la HR 6198 que l’Iran devrait rendre compte de « son comportement menaçant » (qui consiste simplement dans le refus de l’Iran de renoncer à ses droits que lui confère le TNP dont il est signataire). La guerre d’Iran commencera probablement avec des bombardements choisis de quelques installations iraniennes. Rappelez vous que le 3 octobre 2003, plus de 5 mois avant l’invasion US de l’Irak, nous avons appris que selon des sources officielles « les forces de la coalition ont attaqué ce matin un centre de défense aérienne irakien parce qu’un avion de la coalition dans la région lançant des tracts a été pris pour cible ». Le 16 décembre 1998, Clinton a informé le peuple américain que « plus tôt dans la journée j’ai donné l’ordre aux forces armées américaines d’attaquer des cibles militaires et de la sécurité irakienne en Irak. Elles ont été rejointes par les forces armées britanniques. Leur mission est d’attaquer les programmes irakiens d’armes nucléaires, chimiques et biologiques et ses capacités militaires qui menacent ses voisins. « Ces opérations, comme bien d’autres ont été menées sans l’autorisation du Congres.

Bush menacera l’Iran d’une attaque massive s’il répond à un tel bombardement. L’Iran répondra certainement, et Bush déclarera que cela constitue une « agression » iranienne contre les US, et que l’Iran a choisi la guerre. Cela sera moins tiré par les cheveux que dans le cas de l’Irak ou Bush a déclaré peu de temps avant l’invasion US que « nous sommes en guerre parce que Saddam Hussein a fait ce choix » (discours du 6 mars 2003), et, alors que l’US était sur le point d’attaquer le 17 mars 2003, « si Saddam Hussein choisit la confrontation, le peuple américain peut savoir que toutes les mesures ont été prises pour éviter la guerre ». Une fois que la guerre avec l’Iran aura commencé, Bush, Cheney, Rumsfeld et quelques uns de leurs conseillers nucléaires triés sur le volet, trouveront opportunément plein de « développements militaires surprenants » à utiliser pour « justifier » l’utilisation d’armes nucléaires.

Conséquences

Les armes nucléaires que l’administration projette d’utiliser contre l’Iran sont des armes de faible pénétration souterraine prévues pour causer «des dommages collatéraux réduits». Leur réel but ce n’est pas de détruire les installations qui sont trop profondément enterrées pour être détruites par des armes conventionnelles, mais premièrement de détruire le taboo nucléaire et deuxièmement de choquer et effrayer l’Iran pour qu’il se rende.

Les conséquences potentiellement désastreuses de cette action ne peuvent pas être surestimées. Une fois que les US auront utilisé les armes nucléaires contre un état non nucléaire signataire du TNP, le TNP se désintégrera. De nombreux pays se lanceront dans une course pour développer et tester des armes nucléaires, ouvertement ou clandestinement, comme vient juste de le faire la Corée du Nord. Le taboo du nucléaire disparu, beaucoup de pays se sentiront autorisés à utiliser leurs armes nucléaires contre des adversaires avec ou sans armes nucléaires. Les conflits militaires conduisent inévitablement à l’escalade, et ils se terminent habituellement seulement quand l’un des deux protagonistes domine. Ce n’est PAS comme cela qu’un conflit nucléaire mondial se terminera.

Si les US attaque l’Iran, et n’utilise pas d’armes nucléaires, ils subiront des pertes militaires qui dépasseront largement les bénéfices d’une telle guerre. S’il n’y a pas de guerre contre l’Iran, on se souviendra de la présidence de Bush principalement pour la guerre désastreuse en Irak. Passer la ligne rouge du nucléaire rejettera dans l’ombre tous les autres événements ayant eu lieu sous la présidence de Bush. Dans le cas (peu probable) que cela bénéficie à l’Amérique, on peut concevoir que ce qu’aura accompli Bush pourra être salué par les futures générations. Le choix « rationnel » pour l’administration est clair.

Comme des joueurs désespérés dans une mauvaise passe, Bush, Cheney, et Rumsfeld n’ont rien à gagner et tout à perdre de ne PAS attaquer l’Iran avec des armes nucléaires.

Congrès

Le président peut légalement ordonner l’utilisation d’armes nucléaires en toute circonstance sans en demander l’autorisation au Congres. Cependant, le Congres pourrait bloquer l’autorité du président pour donner l’ordre d’utiliser des armes nucléaires contre des pays non nucléaires en passant une loi sous l’article 1 section 8 Clause 14 de la Constitution portant sur : « faire des règles pour le gouvernance et la disposition » des forces armées. Si le Congres passait une telle loi, cela entraverait aussi une attaque conventionnelle sur l’Iran. Le Congres pourrait aussi trouver d’autres moyens de faire dérailler la volonté présidentielle d’utiliser des armes nucléaires, par exemple, en demandant que l’administration dévoile publiquement les plans ou les mouvements en préparation tels le déploiement d’armes nucléaires dans le Golfe Persique.

Seuls les membres démocrates du Congrès ont, bien que faiblement, questionné la sagesse des nouvelles politiques nucléaires américaines. Aucun républicain du Congres ne l’a fait, ils n’ont pas non plus questionné le fait que l’option nucléaire contre l’Iran soit « sur la table ». Cela ne veut pas dire que les membres républicains du Congres approuveraient obligatoirement l’utilisation d’armes nucléaires contre l’Iran ; en fait, beaucoup si ce n’est la plupart s’y opposeraient probablement. Et certains membres démocrates du Congres pourraient être plus faucons que des républicains en ce qui concerne l’Iran. Cependant, le principe de la « discipline du parti » s’applique à la fois aux républicains et aux démocrates, et l’administration qui projette d’utiliser les armes nucléaires contre l’Iran est républicaine.

Dans l’actuel Congres, comme il a été rapporté par le site internet Hill Monitor, un site non partisan, les sénateurs républicains votent à 92,57 % pour la position de la Maison blanche. Les sénateurs démocrates votent à 54,56%. A la Chambre des Représentants, les chiffres respectifs sont 88,50% et 40,99 %. Lors du vote d’octobre 2002 demandé par la Maison Blanche pour autoriser l’attaque contre l’Irak, un seul républicain s’y est opposé contre 21 démocrates, et à la Chambre des Représentants seuls 6 républicains s’y sont opposés contre 126 démocrates.

Une attaque US sur l’Iran conduira à l’utilisation d’armes nucléaires et sera désastreuse pour les Etats-Unis. C’est la voie que Bush, Cheney, Rumsfeld, sur les conseils de Kissinger, sont décidés à suivre. L’armée refuserait –t-elle d’exécuter des ordres immoraux, cela est au mieux incertain. Le Congres à un rôle à jouer, peut être le plus important de son histoire.

16 octobre 2006

Source et liens intratexte http://www.antiwar.com/orig/hirsch.php?articleid=9868  

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète non-violence

* Le texte de 1995 (S/1995.263) stipule :

« Les Etats-Unis réaffirment qu’ils n’utiliseront pas d’armes nucléaires contre des états non nucléaires membres du traité de non prolifération des armes nucléaires, sauf en cas d’invasion ou d’une quelconque attaque sur les Etats-Unis, ses territoires, ses forces armées, et autres troupes, ses alliés, ou sur un état avec qui il a un engagement sécuritaire, appliqué ou soutenu par un tel état non nucléaire en association ou alliance avec un état nucléaire. »

Avis de non-responsabilité: Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que le ou les auteurs. Le Centre de recherche sur la mondialisation se dégage de toute responsabilité concernant le contenu de cet article et ne sera pas tenu responsable pour des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.