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Venezuela : Total et l’ENI interdites de pétrole
Par Global Research
Mondialisation.ca, 05 avril 2006
Latinreporter.com 5 avril 2006
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Le président Chavez sur un champ pétrolier: « Celui qui n’est pas content, qu’il s’en aille! »
Photo Prensa Presidencial

Les sociétés française Total et italienne ENI ne peuvent plus opérer sur deux champs pétroliers dont le Venezuela « a repris le contrôle direct » a déclaré à la télévision publique vénézuélienne le ministre de l’Energie et du Pétrole, Rafael Ramirez.

Total et l’ENI n’ont pas accepté d’intégrer l’exploitation de ces deux champs au sein d’entreprises mixtes dominées par la société publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) a expliqué le ministre, qui est aussi président de PDVSA.

Ces entreprises mixtes, dont PDVSA détient au moins 60% du capital, sont depuis le 1er avril le seul canal légal permettant à des sociétés pétrolières privées, étrangères ou vénézuéliennes, d’exploiter les hydrocarbures de la République bolivarienne du président Hugo Chavez. Le chef de l’Etat avait lancé la semaine dernière cet avertissement: « Celui qui n’est pas content, qu’il s’en aille! »

La quasi totalité des multinationales présentes au Venezuela avaient signé vendredi au palais résidentiel de Miraflores, en présence du président Chavez et du ministre Ramirez, les accords avalisant la création des nouvelles entreprises mixtes. Des informations officieuses mentionnaient alors Total et l’ENI parmi les signataires.

« Il n’est désormais plus possible » que ces deux sociétés puissent s’associer à PDVSA pour opérer au Venezuela [dans les deux champs récupérés; ndlr] car les délais de constitution des entreprises mixtes ont expiré « et nous ne pouvons pas faire d’exceptions » a affirmé Rafael Ramirez.

Le ministre a reconnu que les deux compagnies européennes pourraient recourir à l’arbitrage international, comme le prévoyaient leurs contrats aujourd’hui dénoncés par Caracas. Rafael Ramirez souhaite toutefois éviter ce recours par une négociation sur le remboursement d’actifs ou d’investissements effectués par Total et l’ENI dans les deux champs pétroliers passés sous contrôle vénézuélien.

Ces champs sont celui de Jusepin (33.000 barils/jour), qu’exploitait Total, et celui de Dacion (50.000 barils/jour), où opérait l’ENI.

Le ministre Ramirez a toutefois indiqué que ne sont pas affectées les activités de Total sur le champ gazier de Yucal Placer et dans l’extraction de brut extra-lourd de la ceinture de l’Orénoque, en association avec la vénézuélienne PDVSA et la norvégienne Statoil.

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