Vers une interdiction de l’importation en France de produits agricoles israéliens contaminés par l’uranium appauvri utilisé à Ga

Lettre aux organisations françaises concernées par l’Agriculture biologique, relativement aux produits de l’agriculture biologique israéliens importés en France, et la contamination par l’uranium appauvri, des cultures israéliennes, suite à l’usage intensif d’armes à l’uranium appauvri, par l’armée israélienne lors de son agression de la bande de Gaza en janvier 2009.

Cette lettre, qui demande à ces organisations de prendre position, car il y va de la santé publique, a été adressée à :

Nature et Progrès, 16 avenue Carnot, 30100 Alès

Ecocert France SAS, BP 47, 32600 L’Isle Jourdain

Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, 40 rue de Malte 75011 Paris

Institut Technique de l’Agriculture Biologique, 149 rue de Bercy, 75595 Paris Cedex 12

Union Nationale des Apiculteurs Français, 26 rue des Tournelles, 75004 Paris

Magazine Bio Contact, BP 8, 81601 Gaillac Cedex

Revue Pratiques de santé, 18-24 quai de la Marne, 75164 Paris Cedex 19

Revue Silence, 9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04

Terre vivante, M. Claude Aubert, Domaine de Raud, 38710 Mens

Michel DAKAR
PARIS

Paris, le 13 février 2009

Nature et progrès
M. le Directeur
16, avenue Carnot
30100 ALES

Objet :
Demande de votre position vis à vis des importations israéliennes en France d’aliments contaminés par l’uranium, dont les aliments sous le label « bio ».

Monsieur,

Je porte à votre connaissance que durant la récente agression militaire israélienne contre la bande de Gaza, l’armée israélienne a fait un usage important d’explosifs à l’uranium.

Ce matériau possède la particularité de se volatiliser lors de l’impact, et même pour les balles et les obus, dès la mise à feu par le frottement contre la paroi du canon. Il se transforme alors en milliards de particules de dimension nanométrique (en moyenne inférieures à 0,1 micron), insolubles (il s’agit d’oxyde d’uranium), se comportant comme un gaz, et compte tenu de leurs tailles, franchissant les muqueuses et les parois cellulaires, et même celles du noyau des cellules, pour se lier chimiquement avec les molécules d’ADN. Ce gaz radioactif est impossible à filtrer, et il est impossible de décontaminer les zones où il s’est déposé. La durée de la demi vie de l’uranium 238 qui compose environ 99,8 % de l’uranium utilisé pour ce type d’arme, est de 4,5 milliards d’années, durant lesquelles tout en émettant des particules alpha, il se transmute en d’autres radio nucléides. Il agit par contamination interne. Quelques atomes seulement d’uranium logés à l’intérieur d’un organisme, suffisent pour déclencher des cancers, ou modifier le code génétique des cellules reproductrices, amenant l’enfantement de monstres, comme on peut le constater chez les populations du Kosovo, d’Afghanistan et d’Irak, ainsi que chez les soldats occidentaux qui participent à ces guerres.

Lors de la seconde guerre du Golfe, en 2003, dès le début des bombardements américains, une augmentation importante du taux d’uranium fut constatée par les capteurs du système d’alerte d’un établissement d’armes atomiques en Grande-Bretagne (Aldermaston), comme le niveau d’uranium dans l’eau potable de Los Angeles aux USA, niveau qui est régulièrement mesuré, a connu une hausse significative postérieurement à cette seconde guerre du Golfe. De plus, l’uranium n’agit pas que par l’effet de son seul rayonnement, mais aussi par le fait de sa masse atomique très grande, qui attire le rayonnement naturel ambiant (rayonnement gamma) vers le noyau des cellules où il s’est fixé, provoquant une ionisation du milieu intracellulaire qui endommage la cellule et dégrade les échanges inter cellulaires.

Nous sommes face à un poison dont la dose létale, la morbidité, ne dépend pas de sa quantité en gramme, ni même en millionième de gramme, mais qui s’évaluent en atomes, car un seul atome peut provoquer le cancer ou la formation de monstres génétiques dans une population.

Les armes à l’uranium (balles, obus, missiles et bombes), ont été utilisées pour la première fois dans le monde, au combat, par l’armée israélienne en 1973 lors de la guerre dite du Kippour, puis en 1999 au Kosovo et en Bosnie par les armées de l’OTAN, puis en 2001 jusqu’à maintenant, en Afghanistan par les USA et leurs alliés, puis en Irak en 2001 et en 2003 par les USA et leurs alliés, puis au Liban en 2006 par Israël, et enfin à Gaza en 2009 par Israël.

L’exiguïté du territoire de la Palestine historique (Gaza, Israël et Cisjordanie) rend impossible que chaque bombe à l’uranium lâchée sur Gaza par les israéliens, n’ait pas en très peu de temps contaminé l’ensemble du territoire israélien, son atmosphère, ses terres, ses eaux, ses cultures, la Palestine historique ayant approximativement la surface de la Normandie (30 000 km²).

Tout ce qui provient de cette région est irrémédiablement contaminé par l’uranium. Y séjourner, même pour peu de temps est prendre un risque sérieux pour sa santé.

L’usage de l’uranium comme arme, non de manière fissile, est une autre façon de détruire en masse les populations, ce qui est l’objectif réel de cette arme, objectif qui est masqué derrière l’aspect tactique de la capacité de l’uranium à percer les blindages et le béton des abris. C’est d’ailleurs pour son pouvoir de destruction massive des populations que son utilisation avait en premier été envisagée en 1943. Les militaires avait alors jugé que les conséquences étaient trop graves pour l’utiliser sous forme de gaz radioactif (sanctuarisation éternelle des régions atteintes et dégradation génétique définitive des populations). L’usage de bombes atomiques à l’uranium fissile (isotope 235) fut considéré lui comme moins dangereux.

Selon Leuren Moret, une spécialiste américaine des sciences de la Terre, se référant entre autres à une déclaration de l’OMS d’avril 2003 (revue suisse « Horizons et Débats » du 24 août 2006), on peut connaître par l’observation de l’augmentation du taux de cancers et du taux de mortalité infantile dans le monde, et de l’accroissement du nombre de troubles neurologiques (le foetus étant très sensible aux radiations comme le cerveau), la recrudescence de l’emploi d’armes à l’uranium.

Les israéliens et les américains ont systématiquement assassinés les spécialistes en médecine irakiens et détruits les centres médicaux en Irak, afin d’empêcher l’information de circuler au sujet de l’emploi et des effets de l’uranium.

Je vous demande de prendre position publiquement par rapport à l’importation d’aliments israéliens en France, sous le label « bio ».

Je joins à cette lettre, la photocopie d’un emballage d’un légume (choux chinois), cultivé en Israël, de la marque Carmel, importé par la société israélienne Agrexco, et vendu sur les marchés « bio » de Paris, provenant de Rungis. (Cliquez sur ce lien pour voir cet emballage).

Je joins à cette lettre une carte géographique permettant de visualiser les zones mondiales qui sont directement et indirectement contaminées par l’uranium, ces informations étant tirées d’un article de Chris Busby, docteur en chimie physique à l’Université du Kent, professeur invité à l’Université de l’Ulster, chercheur invité au Centre fédéral de recherche pour les plantes cultivées Julius Kühn Institute, Braunschweig (Allemagne), où il étudie les effets de l’uranium sur la santé, secrétaire scientifique du European Committee on Radiation Risk, ancien membre d’un comité du Ministère britannique de la santé, le CERRIE (Committee Examining the Radiation Risks of Internal Emitters) et du Conseil de surveillance de l’uranium appauvri du Ministère britannique de la défense. (Cliquez sur ce lien pour prendre connaissance de la carte géographique).

Je joins à cette lettre une photographie tirée d’une étude sur l’augmentation des cancers, des malformations génétiques, des avortements spontanés, des myopathies, des neuropathies, des troubles rénaux, dans la population de Basrah dans le sud de l’Irak, postérieurement à la première guerre du Golfe, étude arrêtée en 2001 par le déclenchement de la seconde guerre du Golfe, étude réalisée par le docteur Jawad Al-Ali, du Cancer Treatment Center de Basrah. (Cliquez sur ce lien pour prendre connaissance de l’étude complète)

Je joins à cette lettre la photographie d’un soldat israélien, Idan Cohen, transportant sans aucune protection un obus de char, à uranium. C’est un camarade de bataillon du fameux soldat Gilad Shalit. Cette photographie est parue le 25 juin 2007 sur le site internet Ynet, du quotidien israélien à grande diffusion Yedihot Aharonot. Idan Cohen faisait partie d’une unité stationnée à proximité de la bande de Gaza. (Cette photographie est au bas de cette lettre)

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

M. DAKAR

Voir une vidéo sur l’uranium appauvri :



Vue d’une victime irakienne de l’uranium appauvri (photographie tirée de l’étude du docteur Jawad Al Ali, médecin irakien).

Voir le dossier technique général sur l’uranium appauvri :
http://www.aredam.net/uranium-dossier-technique.html

Dossier plainte pour génocide contre le Grand rabbin de France Gilles Bernheim : Ce dossier assemble les documents nécessaires au dépôt d’une plainte pour acte et/ou complicité de génocide, selon les termes de l’articles 211-1 et suivants du code pénal français, génocide perpétré sur la population originelle de Palestine, par les sionistes, à l’encontre du grand rabbin de France Gilles Bernheim, suppôt actif en France de ce génocide.
http://www.aredam.net/dossier-codei…

Vue du Soldat Idan Cohen portant un obus à l’uranium appauvri, camarade du fameux soldat Gilad Shalit, employé dans la même brigade de tank, le long de la frontière de la bande de Gaza. Cette photographie est tirée du site internet Ynet, du quotidien israélien à grande diffusion Yedihot Aharonot.

Dimanche 15 Février 2009
[email protected]

http://www.aredam.net/biocide-omnic…



Articles Par : Michel Dakar

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