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Voyage en Novorossia libérée. Place à la vérité.
Par Général Jacques Guillemain
Mondialisation.ca, 05 mai 2022
ripostelaique.com
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Tout d’abord, je vous transmets un lien de notre ami Boris Karpov, qui nous rappelle que le 2 mai est la date anniversaire d’une terrible tragédie survenue à Odessa en 2014, quand 40 citoyens prorusses ont été enfermés dans un bâtiment et brûlés vifs.

https://t.me/boriskarpovblog/876

Nul doute que les barbares qui ont fait ça seront un jour punis par les autorités russes quand elle auront repris Odessa. De quel côté sont les atrocités ? Pas un seul média depuis le 24 février, n’a rappelé cette tragédie ni expliqué les vraies raisons du conflit.

Je lis encore quelques titres ahurissants sur la situation en Ukraine :

« Après l’échec de Poutine en Ukraine… »

« Armer l’Ukraine pour reconquérir le Donbass et la Crimée… »

Tous ces illuminés, à des années lumière de la situation militaire sur le terrain, véhiculent leur petite fable, promettant que l’Ukraine, soutenue par l’Otan, va étriller l’armée russe.

Même la teigneuse Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants et ennemie jurée de Trump, de passage à Kiev, a osé déclarer : « Ne vous laissez pas intimider par les petites frappes ».

Elle aussi s’imagine que Poutine bluffe et qu’il n’osera pas engager le feu nucléaire en ultime recours. Mais Poutine ne bluffe pas et la CIA le sait très bien.

Le fait d’équiper l’Ukraine avec des armes offensives et d’intensifier la guerre, est une escalade dangereuse, qui ne peut que mener à l’affrontement direct USA-Russie, avec des conséquences tragiques que le mon entier regrettera. 

Que les médias sous contrôle nous livrent de telles niaiseries n’étonnera personne, mais que des lumières étoilées estiment que l’Ukraine peut encore l’emporter, est tout simplement sidérant.

Il serait temps de comprendre que cette guerre entretenue par Washington, n’a rien de vital pour les Américains, mais représente un enjeu existentiel pour Moscou. Poutine ne peut donc pas perdre cette guerre. Personne ne reprendra le Donbass ni la Crimée.

Biden se fout royalement de Zelensky et de l’Ukraine, alors que pour Poutine, une entrée de Kiev dans l’Otan, c’est un remake de la crise de Cuba de 1962, mais à l’envers.

Biden fait sa petite guerre par procuration jusqu’au dernier soldat ukrainien pour affaiblir la Russie, tandis que Poutine assure la sécurité son peuple et protège les intérêts vitaux de la nation. Les enjeux ne sont donc pas comparables.

A partir de là, il faut être bien naïf pour croire que les Russes vont faiblir et lâcher prise.

Mais revenons à notre périple en Novorossia.

Contrairement au discours mensonger des Occidentaux, Poutine a gagné la première manche, à savoir assurer comme prévu, la continuité territoriale entre le Donbass et la Crimée.

Ce corridor hautement symbolique, est aussi un enjeu stratégique majeur, puisque Moscou a pris le contrôle de la mer d’Azov, avant de pousser jusqu’à Odessa et de prendre le contrôle de la Mer Noire.

C’est donc pour célébrer ce succès que les forces russes et séparatistes ont invité quelques journalistes, dont l’envoyé spécial du Figaro, mon quotidien préféré depuis des décennies, à parcourir un trajet de 600 kilomètres depuis Rostov ( au sud la Russie et proche de la frontière du Donetsk ) jusqu’à Simferopol en Crimée.

Traversée de villages paisibles qui n’ont pas connu la guerre, jusqu’à Marioupol, où les combats ont cessé depuis deux semaines et se limitent aujourd’hui à un bombardement de l’usine Avostal, le bastion nationaliste où sont réfugiés les unités Azov, les mercenaires étrangers et quelques civils, qui commencent à être libérés.

Il n’y a plus de cadavres ni d’ordures dans les rues depuis la fin des opérations. Le chef de la DNR, la république de Donetsk, a déclaré : « Marioupol nous appartient désormais ».

Un chef de l’administration a  été nommé et peu à peu la remise en état des services sociaux va s’opérer dans un univers passablement dévasté, théâtre de violents combats urbains. L’eau et l’électricité manquent encore, mais les convois humanitaires sont présents.

Les camions débarquent leurs cartons marqués « Z ». La monnaie ukrainienne va disparaitre au profit du rouble, comme à Kherson. Toutes les zones contrôlées par les Russes vont passer au rouble.

Il n’est pas toujours facile de démêler le vrai du faux dans les divers témoignages, mais il est clair que les efforts humanitaires des autorités prorusses ont conquis les populations :

« L’armée ukrainienne, lorsqu’elle était là, ne nous apportait aucune aide, assure une femme. Seule la DNR et la Russie nous ont aidés. Même les simples soldats, en donnant leur rations, du chocolat ou du pain. »

Le port de Marioupol a été repris le 21 avril, mais « le bataillon Azov a tout miné, le bassin et le port ». Il y aurait 10 000 mines dans toute la ville, ainsi que des mines flottantes posées par les nationalistes. Un travail de Titan pour déminer et sécuriser la zone.

A Berdiansk, en revanche, c’est le paradis. Cette station balnéaire n’a pas opposé de résistance à l’avancée des forces prorusses, ce qui lui vaut le privilège d’être encore debout. Dès le 28 février, soit quatre jours après le début de l’offensive, la ville était aux mains des troupes séparatistes.

« Pourquoi n’avons-nous pas connu le sort de Marioupol ? Parce que ici, il n’y avait pas de bataillon Azov », déclare une habitante.

Le 21 mars, une administration civilo-militaire a remplacé l’ancien maire, taxé de boycott et de sabotage. Les nouvelles autorités célèbrent leurs premiers mariages. Valentina et Nikolaï, Tatiana et Dimitri, Ekaterina et Sergueï se disent « oui ». L’hymne russe ( un des plus beaux que je connaisse ) est de la fête.

Rappelons que cette guerre, qui n’aurait jamais dû s’éterniser sans l’acharnement criminel de Biden et de Zelensky, est un déchirement pour de nombreux couples mixtes russo-ukrainiens.

La centrale nucléaire de Zaporijjia fait partie du circuit. C’est la plus grande d’Europe et la sixième du monde. Les Russes en ont pris le contrôle à la mi-mars. Elle fonctionne en toute sécurité avec les personnels ukrainiens et sous le contrôle de Rosatom, l’agence fédérale russe de l’énergie nucléaire.

On est loin des délires de Zelensky et de la presse occidentale, qui braillaient à tout va que l’armée russe bombardait volontairement  la centrale. Cette guerre n’est qu’une suite de fake news ukrainiennes et américaines pour diaboliser Poutine.

Si vous voulez connaitre un échantillon de toutes les saloperies dont les Américains et la CIA sont capables, lisez ça !

Le périple s’achève en Crimée, territoire russe cédé imprudemment à l’Ukraine par Khrouchtchev, et récupéré en 2014 par Poutine. Après l’ignoble dépeçage de la Serbie, amputée du Kosovo en 2008, le rattachement de la Crimée à la Russie n’est que le juste retour du boomerang.

Le corridor entre le Donbass et la Crimée est donc bien établi. J’attends pour ma part qu’il soit prolongé jusqu’à Odessa, puis jusqu’à la Transnistrie, autre territoire russophone séparatiste de la Moldavie pro-occidentale.

Et que Zelensky, Biden et leurs valets européens ne se fassent aucune illusion. Si le port de Sébastopol reste ukrainien au regard du droit international, il est russe à 100 % dans les faits et le restera à jamais.

Général Jacques Guillemain

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